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1991, Hong-Kong
Réalisé par Tsui Hark
Avec : Jet Li, Jacky Cheung, Rosamund Kwan
Scénario : Yiu Ming Leung, Pik-yin Tang, Tsui Hark, Kai-Chi Yun
Genre : Action
2h06
Titre original : Wong Fei Hung
Le Synopsis
Fa Shan, en Chine du Sud, à la fin du XIXe siècle. Anglais et Américains se disputent le contrôle des zones portuaires. Le Docteur Wong Fei-Hung, maitre en kung-fu, tente de maintenir l’ordre parmi les civils chinois.
La Critique
Largement inspiré d’un personnage historique, la fresque Il était une fois en Chine mêle à un rythme haletant chroniques politiques, mutations sociales et convergences culturelles. Le tout avec un goût prononcé pour la tradition chinoise de films d’arts martiaux.
Le premier opus s’installe confortablement dans un espace narratif particulièrement clivé. La pénétration de l’Occident en Chine est multiforme : depuis le politique avec les tentatives de pression jusqu'au culturel avec l’introduction de l’appareil photo ou du costume, en passant par le rêve de l’enrichissement personnel au Etats-Unis, les clichés abondent pour dénoncer un début d’ingérence qui met en péril l’équilibre-même de la société chinoise. Film d’action, certes, mais non moins engagé.
Jet Li remplit parfaitement son rôle en incarnant ce médecin charitable, juste, tempéré, véritable icône de la défense des droits des Chinois. Et pour ce faire, les talents martiaux sont aussi les bienvenus, révélés dans des scènes souvent brutes et parfois brouillonnes, mais toujours bouillantes et très fidèles à la tradition.
Le scénario, largement guidé par la tension due à la présence occidentale, apporte peu de surprises, mais sait nourrir l’appétit du spectateur jusqu’au final remarquablement aérien. On appréciera également le ton parfois léger, les postures cocasses et les situations loufoques. Jusque dans la réalisation des passages a priori peu importants, Tsui Hark a fait valoir la tradition sur la modernité.
En dépit d’une image plutôt décevante et d’une bande son très basique, Il était une fois en Chine
remplit ses objectifs. Le décor est planté, la saga peut continuer. A noter enfin l’influence notable du film sur la trilogie Matrix. Je vous laisse faire les
parallèles…