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1992, Hong-Kong
Réalisé par Tsui Hark
Avec : Jet Li, Rosamund Kwan, Donnie Yen
Scénario : Tsui Hark, Chan Tin-suen, Cheung Tan
Genre : Action
1h48
Titre original : Wong Fei Hung ji yi : Naam yi dong ji keung
Le Synopsis
Implantés à la fin du XIXe siècle sur la côté Est de la Chine, les Anglais doivent faire face au pouvoir grandissant de la secte du lotus blanc à l’idéologie ultranationaliste. Le Docteur Wong Fei-Hung tente de rétablir l’ordre, aux côtés du révolutionnaire Sun Yat-sen.
La Critique
Aidé par un premier opus efficace, Il était une fois en Chine II poursuit sa découverte de la Chine moderne avec un schéma similaire : combats traditionnels et peinture socio-politique sans concession, agrémentés de touches comiques.
Rappelez-vous : les impérialistes occidentaux sont parvenus à prendre position en Chine du Sud, introduisant ainsi leurs coutumes et leurs cultures, non sans heurts. Désormais, le clivage avec la population s’accroit. Aveuglés, assujettis à une secte obscure qui érige en valeur suprême des pouvoirs divins somme toute très contestable, les civils chinois sont prêts à tout pour bouter les Anglais.
Jet Li excelle en rôle de protecteur, une position ambiguë qui l’amène à défendre les occidentaux tout en négociant avec les siens. La présence d’adversaires à la hauteur permet des affrontements épiques. Coups et acrobaties spectaculaires se chargent de maintenir entre les parties un équilibre aussi précaire que celui des lieux d’affrontements, faits de bric et de broc. La moindre ressource est ici employée au service d’un dynamisme constant et renouvelé.
Le scénario assume sa complexité, jouant pleinement la carte de l’ennemi intérieur, des complots sanglants et des trahisons multiples. Bouffées d’oxygène dans une atmosphère saturée de combats et de coups bas, les passages comiques sont appréciés, et leur naïveté voulue renforce une authenticité parfois altérée par des effets mal avisés.
Au-delà du film d’arts martiaux – remarquable, d’ailleurs – La Secte du Lotus Blanc explore plus en profondeur les maux qui empoisonnent un espace tenaillé entre tradition et modernité. Un fil rouge solide que le spectateur doit s’efforcer de suivre, malgré quelques choix de réalisation contestables.