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Frissons

Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /2007 09:50

Ju-On : The Grudge

(2002, Japon)

 

Réalisé par : Takashi Shimizu

Avec : Megumi Okina, Ito Misaki, Misa Uehara

Genre : Frissons

1h29


 



 


 


 

Le Synopsis

Lorsque Rika, jeune assistante sociale, vient aider à son domicile Sachie, une vieille femme, elle découvre un petit garçon enfermé dans un placard. Ce n’est qu’un des nombreux mystères de cette demeure maudite.

La Critique

Première adaptation sur grand écran d’une série télé japonaise, Ju-On s’inscrit dans la lignée du renouveau du film d’horreur initiée par Ring, et suscitera comme lui un remake américain.

Le scénario prend place autour d’un thème rebattu : une bonne vieille maison hantée par une obscure et grandissante malédiction. Toutefois, le traitement non-linéaire de l’intrigue se veut source de dynamisme. Malheureusement, les scènes similaires se répètent en dépit du changement de protagonistes : la visite guidée des lieux aboutit en un sentiment de lassitude et ne convainc guère.

Pourtant, Ju-On est plus qu’un banal film de fantômes. L’atmosphère repose en partie sur la tension palpable que les silences et les angles serrés construisent froidement, mais aussi sur des scènes angoissantes dans lesquelles les effets spéciaux appréciables et l’accompagnement sonore terrifiant jouent à plein tube.

Ju-On manque ainsi d’explicite et d’impudeur – ce que saura combler son cousin américain – tout en s’appuyant sur des valeurs sûres du genre. Malgré les déplorables prestations d’acteurs qui relèvent de l’amateurisme de série B, quelques scènes garantissent des sueurs froides. Ce qui n’est déjà pas si mal, mais reste insuffisant.

Ju-On exploite des techniques éprouvées et des traditions séculaires : l’architecture est solide, mais l’édifice demeure creux et inachevé. Reste que le film a marqué davantage la brèche dans laquelle nombre de réalisations sauront s’engouffrer à sa suite.

 

Mention spéciale à un vieillard farceur.

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Frissons
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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 09:00

Nouvelle Cuisine

(2005, Hong-Kong)

 

Réalisé par Fruit Chan

Avec : Miriam Yeung, Bai Ling, Tony Leung Ka-Fai

Scénario : Lilian Lee

Genre : Fantastique, Frissons

1h26

Titre original : Gaau Ji

 

Int. -16 ans


 

Le Synopsis

L’ex star du petit écran Ching Lee se fait du souci pour le vieillissement de sa peau. Elle consulte la célèbre Mei, qui prépare des raviolis aux vertus rajeunissantes.

 

La Critique

Version longue du court métrage du même nom inscrit dans le projet 3 extrêmes, Nouvelle Cuisine met en scène une banalité horrifique qui interpelle sur les volontés de maîtrise de la nature par l’homme.

Ceux qui ont déjà visionné la version courte trouveront ici peu de surprises. Pour son long métrage, Fruit Chan a réexploité les scènes clés du film original, développant le scénario afin d’augmenter la tension tout au long de la réalisation. Le spectateur découvre ainsi un peu plus profondément cet incroyable traitement de jouvence qui rivalise avec les cosmétiques de luxe.

Nouvelle Cuisine donne à voir l’horreur rendue quotidienne, et même salvatrice. Loin des effets faciles, le film exploite sans pudeur une dimension largement taboue pour nos sociétés civilisées. Le cannibalisme comme remède contre le vieillissement, ou comment rester jeune en ingérant la jeunesse-même, pour ne plus faire qu’un avec elle. Une recette agrémentée d’inceste et d’avortement illégal.

Pour mettre en scène une telle folie, Fruit Chan excelle dans le maniement des symboles. En particulier, les bruits aqueux, dans l’acte de sustentation comme dans l’acte sexuel ou la préparation des mets, viennent se surajouter au choix de liquides évocateurs. Notons également un mugissement des plus angoissants qui vient rythmer ce traitement douteux.

Porté par des personnages forts et une mise en scène acérée, Nouvelle Cuisine bouleverse les codes du genre et conduit le spectateur aux confins d’une folie finalement très rationnelle.

 

Mention spéciale à une irritation cutanée impromptue.

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Frissons
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