Science-fiction

Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 11:50

Japon, 1986the-phantom-of-regular-size-poster.jpg
Titre original : Futsu Saiza No Kaijin
De et avec Shinya Tsukamoto (Tetsuo : The Iron Man, Tetsuo II, Tokyo Fist, Vital)
Avec Tomorowo Taguchi (Tetsuo : The Iron Man, Tetsuo II, Tokyo Fist) Kei Fujiwara (Tetsuo : The Iron Man), Nobu Kanaoka (Tetsuo : The Iron Man, Tetsuo II, Tokyo Fist)
Genre : Science-fiction













Synopsis – Film court de 18 minutes, Futsu Saizu No Kaijin se présente comme une ébauche de Tetsuo, réalisé deux ans plus tard. On y découvre un employé de bureau dont le corps va subitement générer des excroissances faites de métal.

CritiqueFutsu Saizu No Kaijin est, à tous points de vue, une préfiguration particulièrement riche de la puissance horrifique que déploiera quelques années plus tard le phénoménal Tetsuo. L'intrigue, plus condensée, est quasiment la même, les acteurs identiques, les techniques similaires.

Sans dresser une fade liste comparative, il convient de souligner que ce premier jet, ce « Tetsuo 0 » en quelque sorte, a sans doute permis à Shinya Tsukamoto de confirmer ou d'invalider plusieurs choix de réalisation qui conduiront à une meilleure maîtrise du sujet et de sa présentation dans les réalisations ultérieures.

Ainsi la couleur ici présente réduit l'atmosphère sombre que seul le contraste noir et blanc de Tetsuo saura véritablement exploiter. En revanche, les prises image par image en accéléré, les plans serrés ou encore le flou volontaire sont des valeurs sûres chez Tsukamoto, tout comme la bande son tapageuse.

Inévitablement, les thématiques chères au réalisateur trouvent déjà leur place, entremêlées : mutation et mutilation, souffrance et plaisir, sexe et violence. Ce qui au premier abord peut être jugé comme un brouillon insipide se révèle être un bouillonnement vertigineux dans lequel se noie le spectateur halluciné qui, assurément, n'en ressort pas indemne.

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Science-fiction
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 09:00


The Returner

(2003, Japon)

 

Réalisé par Takashi Yamazaki

Avec : Takeshi Kaneshiro, Anne Suzuki, Goro Kishitani

Scénario : Takashi Yamazaki, Kenya Hirata

Genre : Science-fiction, Action

1h57

Titre original : Ritaanaa








Le Synopsis

En 2084, la race humaine est péril, menacée par les extra-terrestres. Une jeune fille nommée Milly est envoyée dans le Japon d’aujourd’hui pour changer le cours des choses.

 

La Critique

Jamais film japonais n’aura mieux mérité le titre de blockbuster. Cette superproduction fait de l’alliance de l’action et de la science-fiction un cocktail détonant.

C’est tout d’abord sur les épaules de Takeshi Kaneshiro que repose le film. Star montante en Extrême-Orient, ses collaborations avec les plus grands – Wong Kar-Wai, Corey Yuen, Johnnie To et Zhang Yimou – lui permettent d’offrir un jeu hybride, à la fois musclé dans la confrontation avec Goro Kishitani, et sentimental dans ses rapports avec Anne Suzuki.

L’intrigue, véritable medley d’influences hollywoodiennes pur sang, assume sans complexe ses inspirations directement issues d’E.T., Matrix ou encore Mission Impossible. Du coup, on regrettera l’absence de prise de risque réelle et d’innovation : une fois de plus la SF moderne peine à se sortir du sillon creusé depuis deux décennies.

Les amateurs trouveront donc dans The Returner les sources de leur satisfaction visuelle, nourries d’effets classiques mais efficaces. On notera une propension exagérée à recourir aux ralentis, qui deviennent par ailleurs de salvateurs deus ex machina. Passons sur le manichéisme flagrant et les situations attendues.

Véritable entonnoir à superproductions, The Returner n’apporte aucune nouveauté. Un succès facile reste un succès. Pour l’originalité, on repassera une autre fois.

 

Mention spéciale à une gloutonne dégustation d’al dente.

 

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Science-fiction
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 09:00


Casshern

(2005, Japon)

 

Réalisé par Kazuaki Kiriya

Avec : Yusuke Iseya, Akira Terao, Kumiko Aso

Scénario : Kazuaki Kiriya, Dai Sato, Shotaru Suga

Genre : Science-fiction, action

2h17

Titre original : Casshern







Le Synopsis

Dans un futur ravagé par une guerre mondiale, un scientifique donne naissance à un groupe d’humanoïdes, immédiatement pris en chasse par l’armée. Les survivants, dotés de pouvoirs extraordinaires, se réfugient pour lever une armée de machines.

 

La Critique

Adaptation d’un anime des années 70 intitulé Shinzô ningen Kyashân, Casshern est un film hybride, mélange de réel et de numérique, dont le faible budget autorise pléthore d’effets visuels.

Inscrit dans la pure tradition SF japonaise, le film exploite le thème convenu des androïdes, ces hommes-machines créés, asservis, puis combattus par l’homme, qui fourmillent dans l’imaginaire manga depuis des décennies. Le renouvellement du genre n’est pas chose facile.

L’injection massive d’effets numériques permet une débauche visuelle à la hauteur de la violence mise en scène. Ne cherchez pas le réalisme, ici, seul le spectacle compte. Et il faut dire qu’on en prend plein les yeux. Au décorum d’une Russie tsariste chaotique viennent se greffer les excès dénoncés d’un totalitarisme quelque peu cliché et des combats époustouflants.

Les protagonistes rivalisent d’arrogance, devenant au final plus agaçants qu’attachants. Le scénario se délite et tente de se recomposer sans cesse, s’épuisant inévitablement. Même la morale tant attendue de cette fable d’anticipation s’avère niaise et infantilisante.

Casshern est un petit bijou visuel, une mosaïque rageuse et virevoltante. On regrette que le fond soit si peu à la hauteur de la forme.

 

Mention spéciale à un cri lumineusement sourd.

 

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Science-fiction
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