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Les Toiles d'Asie, c'est :
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  • nouveau : des analyses thématiques détaillées, pour exploiter le film

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Thriller

Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /2006 10:52

Sympathy For Mr. Vengeance

(2002, Corée du Sud)


Réalisé par Park Chan-wook

Avec : Song Kang-Ho, Shin Ha-Kyun, Bae Doona

Scénario : Moo-Young Lee, Jong-Yong Lee, Ridame Park

Genre : Drame, Thriller

1h59

Titre original : Boksuneun naui geot

 


Int. -16 ans



Le Synopsis

Ryu est un jeune ouvrier sourd et muet, dont la sœur est dans l’attente d’une greffe très coûteuse. Avec sa petite amie, il élabore un kidnapping pour récupérer l’argent de la rançon. Mais les choses ne se passent pas comme prévu…


La Critique

Ne vous laissez pas tromper par l’apparente lenteur du film, car les mouvements de ce ballet vengeur se suivent avec une limpidité remarquable, absurdes autant qu’inévitables.

Le scénario se joue de nous, ne se laissant percevoir qu’à travers les différentes scènes insouciantes et fragiles qui nous dévoilent des personnages tous plus déterminés les uns que les autres. C’est ainsi que la dure réalité amène à des situations des plus irréalistes, devant lesquelles le spectateur partage avec les acteurs ce même regard incrédule. Peu importent les moyens, seule la finalité compte. La machine vengeance est en marche, froide, insensible et méticuleuse, n’épargnant personne.

On savourera les prises de vues intimistes qui plongent le spectateur dans l’itinéraire solitaire de ces meurtriers malgré eux. Largement alimentée par la présence de l’eau, symbole de purification et d’oubli, l’esthétique qui s’en dégage semble lisse et sereine, jusque dans les silencieuses confrontations et les scènes d’exécution. Et l’on s’accordera timidement un attachement, si ce n’est une « sympathy » pour ces bourreaux qui nous ressemblent tant.

A mi-chemin entre drame personnel et macabre thriller, Sympathy for Mr. Vengeance révèle la puissance et la précision du nouveau cinéma sud-coréen.

 

Mention spéciale à un amateur de colliers un peu dérangé.

 

Ne manquez pas :

> Park Chan-Wook dans Old Boy, Sympathy for Lady Vengeance, 3 Extrêmes

> Song Kang-Ho dans Shiri, Memories of Murder

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Thriller
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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /2006 10:20

Old Boy

(2003, Corée du Sud)

 

Réalisé par Park Chan-wook

Avec : Choi Min-sik, Yoo Ji-tae, Kang Hye-jeong

Scénario : Park Chan-Wook, Jo-Yoon Hwang, Joon-Hyung Im, Tsuchiya Garon

Genre : Thriller

1h58

Titre original : Old Boy

 

Int. -16 ans


Le Synopsis

Oh Dae-soo, père de famille tranquille, est enlevé et retenu prisonnier sans explications pendant quinze années. Mystérieusement libéré, il n’a qu’un seul désir : se venger de celui qui lui a infligé une telle épreuve. Mais les jours sont comptés…


La Critique

Prenez un homme, enfermez-le sans raison apparente et privez-le de tout contact humain. Laissez mijoter pendant quinze ans. Une recette efficace pour un cocktail explosif.

Deuxième volet de la trilogie de Park Chan-wook, Old Boy se montre plus mature, plus abouti, plus profond que son prédécesseur, Sympathy for M. Vengeance. Le spectateur découvre l’intrigue au même rythme que le personnage principal, ce qui permet de savourer les nombreuses subtilités et intrigues d’un scénario vertigineux. Pression psychologique, manipulation, torture, le ton est donné.

Mais c’est surtout grâce à l’impressionnante prestation de Choi Min-sik que le film gagne en puissance : déjà remarqué dans Ivre de femmes et de peinture, l’acteur pousse toujours plus loin les limites de son engagement à l’écran, alternant avec justesse sentiments fragiles et froide vengeance.

L’atmosphère sombre est servie autant par des prises de vues dynamiques que par une bande sonore angoissante. Saluons également un montage percutant qui sert merveilleusement les flashbacks.

Le mélange des genres – thriller, drame, espionnage – ne laisse ici aucune place au hasard. Le moindre élément d’Old Boy se déguste avec un plaisir trop rarement éprouvé. Grand Prix  au Festival de Cannes 2004.

 

Mention spéciale pour une préparation originale du calamar.


 

Ne manquez pas :

> Park Chan-Wook dans Sympathy for M. Vengeance, Lady Vengeance, 3 Extrêmes

> Choi Min-Sik dans Shiri, Lady Vengeance

> Yoo Ji-Tae dans Into The Mirror

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Thriller
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 09:50

A Bittersweet Life

(2004, Corée du Sud)

 

Réalisé par Kim Jee-woon

Avec : Byung-hun Lee, Shin Min-a, Kim Young-Cheol

Genre : Thriller

1h57

 


Int. -12 ans




Le Synopsis

Un chef de gang soupçonne sa compagne de fréquenter un autre homme. Il charge Sun Woo, son homme de main, de la surveiller et de la supprimer s'il s'aperçoit qu'elle le trompe réellement.


La Critique

Dans la lignée du très remarqué Old Boy, de Park Chan-wook, A Bittersweet Life confirme les tendances du nouveau cinéma d’action sud-coréen en livrant une réalisation plus amère que douce, dans laquelle l’âpreté des affrontements n’a d’égale que la persévérance d’un personnage principal mû par son insatiable désir de vengeance. 

Le mélange des genres est ici à l’honneur : tour à tour polar obscur, thriller sanglant, tragédie poétique, le film puise son étonnant pouvoir de séduction dans la richesse de scènes renversantes, teintées de délicieuses touches sentimentales. Le mouvement somme toute classique du scénario n’en demeure pas moins très prenant et sait éviter adroitement de regrettables longueurs.

Tout en restant fluides, les combats haletants bénéficient de plans visuels ambitieux et de décors volontairement sombres. Profond et impulsif, l’acteur central fait montre de charisme autant que de délicatesse, soufflant le chaud et le froid dans le monde souterrain des gangs. Piano et cordes accompagnent subtilement le sanglant ballet.

Puissamment efficace, A Bittersweet Life marque un peu plus le territoire des cinéastes sud-coréens rageurs. Nombre de pâles productions américaines s’en trouveront inévitablement mises au rencard…

 

Mention spéciale à un col de fourrure adorablement cliché.

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Thriller
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 08:11

Lady Vengeance

(2005, Corée du Sud)

 

Réalisé par Park Chan-wook

Avec : Yeong-ae Lee, Choi Min-sik, Su-hee Go

Scénario : Park Chan-Wook, Chung Sea-Kyung

Genre : Thriller

1h48

Titre original : Chinjulhan geomjasshi


Int. -16 ans


Le Synopsis

Li Geum-Ja, une jolie jeune femme, avoue le meurtre d’un garçon de quatre ans, ce qui lui vaut une notoriété publique. Incarcérée pendant treize ans, elle élabore un stratagème pour piéger le véritable criminel, son ancien professeur M. Baek.


La Critique

Lady Vengeance vient clore la trilogie que Park Chan-wook consacre au thème de la vengeance. Un exercice de style délicat et affuté.

Au premier abord, les similitudes avec Old Boy sont frappantes : incarcération, vengeance personnelle, scène de torture, jusqu’à la présence de l’acteur Choi Min-sik dans un rôle à contre-emploi. Le scénario, bien que moins fourni, se déroule également de manière assez proche.

Mais ne croyez pas que le réalisateur sud-coréen soit en manque d’inspiration. Lady Vengeance est volontairement plus posé, dégageant une atmosphère à la fois amère, poétique et envoutante. Ses charmes et sa fragilité cachent habilement la cruauté coupable qui se terre au fond d’un être qui souffre.

Dans cette histoire personnelle qui devient collective, les émotions prennent une part cruciale, à l’image de nombreuses scènes touchantes, qui contrastent avec la rudesse de la partie consacrée à l’incarcération. La vengeance se construit méticuleusement, et le spectateur suit pas à pas cette héroïne malgré elle, tiraillée entre ses vieux démons et ses sentiments frustrés. Soutenues par une bande sonore délicatement mélancolique, la finesse des plans et la fluidité du montage nous absorbent (presque) sans mal.

Moins pêchu que les deux autres volets, mais pas moins surprenant, Lady Vengeance apporte à la saga de Park Chan-wook la touche féminine qu’il manquait, concluant cette réflexion cinématographique par un constat douloureux : le sang appelle le sang, et la vengeance entraîne la souffrance.


 Mention spéciale à un fou rire renversant.

 


Ne manquez pas :

> Park Chan-Wook dans Joint Security Area, Sympathy for M. Vengeance, Old Boy, 3 Extrêmes, Je Suis un Cyborg

> Choi Min-Sik dans Shiri, Old Boy


Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Thriller
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /2006 08:14

Ichi The Killer

(2001, Japon)

 

Réalisé par Takashi Miike

Avec : Tadanobu Asano, Hiroyuki Tanaka

Genre : Thriller

2h02

 

Int. -16 ans


 



 

Le Synopsis

Un chef yakuza disparait avec une importante somme d’argent. Très vite, différents clans s’accusent mutuellement. Mais une rumeur évoque un mystérieux tueur, imprévisible et sanguinaire.

 

La Critique

Avant de visionner le film, assurez-vous d’avoir l’estomac vide et le cœur bien accroché. Takashi Miike vous embarque dans un voyage sanglant. Frissons garantis.

Qu’on se le dise, Ichi The Killer n’est pas à la portée de tous. Il ne s’y passe pas dix minutes sans effusion de sang ou autre scène glauque, ce qui ne manquera pas d’en choquer plus d’un. Certes, la violence gratuite est outrageusement plus dérangeante que les souffrances vengeresses d’Old Boy, par exemple. Mais c’est le sadisme, poussé à son extrême, qui tient ici le haut de l’affiche.

Car au-delà des bains de sang tournés sans pudeur, le film trouve sa profondeur dans la mise en scène d’une dualité vieille de plusieurs siècles. En effet l’eros et thanatos grec prend ici tout son sens : de bout en bout, jouissance et souffrance sont indissociables. A ce titre, les plans serrés sur les visages des personnages témoignent d’une satisfaction morbide qui nait de la rencontre entre désir et douleur.

Basé sur le thème de la manipulation, le scénario se tient et propose des surprises intéressantes, même si la multiplication des scènes de mutilation et de torture rend parfois difficile l’identification des protagonistes. Les prises de vues et le montage construisent une atmosphère angoissante d’une efficacité remarquable.

Décalé et irrévérencieux, Ichi The Killer marque l’engouement de Takashi Miike pour les anti-héros atypiques aux desseins implacables. Une attirance confirmée dans Audition, entre autres.

 

Mention spéciale à une mâchoire vorace.

Par Guillaume Vanneste - Publié dans : Thriller
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